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Hyla arborea, une grenouille bien perchée.

Description

Cette espèce est communément classée parmi les ranidés, les grenouilles en fait, alors que notre Hyla arborea est plutôt à mettre dans la catégorie des hylidés : les rainettes. C’était la minute scientifique de cet article afin de ne pas froisser certains administrateurs de pages de réseaux sociaux, très à cheval sur l’apprentissage scrupuleux, et pourtant si barbant, de la zoologie ou de la botanique. L’essentiel de cet article est comme toujours de faire connaitre au lecteur les particularités de cet animal et qu’il sache qu’il y en a dans mon jardin et peut-être également dans le sien.

Notre rainette possède des petites ventouses au bout des doigts qui lui permettent de grimper sur n’importe quel support, si bien que, quand on entend son cri si particulier, il vaut mieux regarder en haut des végétaux qu’en bas. Son petit nom de Hyla arborea ne  signifie pas pour rien rainette arboricole.

De 3 à 5 centimètres pour autant de grammes, la rainette arboricole est…verte, d’où son autre petit nom de rainette verte. Toutefois, elle peut varier de couleur en fonction du support où elle se trouve. On la dit homochromique. Cet amphibien arbore une bande foncée partant des yeux, aux pupilles horinzontales, jusqu’aux flancs. Elle se distingue ainsi de sa cousine la rainette méridionale qui a une bande beaucoup plus courte. Si vous rencontrez une grenouille de couleur vert fluo avec une longue bande foncée et si comme moi que vous vivez sur la côte d’opale, c’est une Hyla arborea. On peut aisément la différencier de la grenouille verte ou de la rousse qui cohabite également dans mon jardin.

SOMMAIRE

LIENS

naturegraph.fr

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alfred vigilier

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Comportement

Cette rainette peut se trouver un peu partout, dans un pré ou même un bois mais toujours près d’un point d’eau. Elle est plutôt du genre solitaire et s’active en général la nuit. Au jardin, j’en vois régulièrement sur des feuilles d’iris des marais ou au coeur du carex pendulis qui trône près de la mare. Elle adore se prélasser au soleil au creux d’une fleur d’arum.

hyla sur arum
hyla

Reproduction

La Hyla Arborea, qui peut vivre jusqu’à 15 ans, est du genre … polygame. Dame rainette a donc plusieurs prétendants avec lesquels, de mars à juin, elle va copuler à grands renforts de cris forts reconnaissables. Perso, cela me fait penser à des cris de canards, mais bon. De ces unions, plusieurs centaines d’oeufs en grappes seront accrochés sur des plantes aquatiques. Après environ 2 semaines, les tétards vont apparaître qui deviendront grenouilles vers la fin de l’été. Si tout va bien car les dangers sont nombreux. Hérons et Martin-pêcheurs d’Europe font régulièrement un carnage parmi les populations de grenouille. Fort heureusement, ma mare, alimentée par plusieurs sources, ne s’assèche jamais, ce qui leur donne un peu plus de chance de survie.

Protection

La Hyla Arborea est inscrite sur la liste rouge des espèces menacées en France avec une catégorisation NT (quasi menacée) et avec un effectif en diminution constante.

Une étude récente montre que parmi les facteurs de régression, l’urbanisation de la périphérie d’un étang antérieurement occupé par des rainettes a un impact très négatif sur la probabilité de présence de l’espèce. Le nombre d’heures d’ensoleillement de l’étang est corrélé à l’importance des chants de mâles (supposés importants pour la territorialité et le succès de reproduction). Une conductivité élevée de l’eau (signe de minéralisation ou salinisation) a été associée à une plus faible probabilité de présence de l’espèce (hors littoral dunaire). Enfin, curieusement, sur le territoire de cette étude plus une zone humide est proche de route à deux voies, plus les mâles chantent (réaction au bruit des véhicules ?) Wikipedia

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